JOB COACH (Educ Spé) - Réhabiliation CENTRE RG - CDD 6 mois - 100% - Immédiat

Caractéristiques du poste

Type de contrat : CDD 6 mois, Immédiat

Modalité : Temps plein

Pôle d'affectation : CENTRE Rive Gauche

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1.       GRADE, METIER, EMPLOI

Emploi : Conseil en emploi et insertion professionnelle

Métier : Job coach

% Temps : 100

2.       RATTACHEMENT HIERARCHIQUE ET FONCTIONNEL

Le chargé d’insertion est placé sous l’autorité directe du cadre de santé qui coordonne les soins et l’activité de l’unité. Il collabore, dans le cadre de ses compétences, avec tous les membres de l’équipe pluri-professionnelle, ainsi qu’avec l’ensemble des intervenants de la prise en charge. Il est rattaché à la filière paramédicale soignante et relève de sa hiérarchie : assistante du chef de pôle - cadre supérieur de santé et Directeur des soins. Par ailleurs, son activité est coordonnée en étroite collaboration avec l’ingénieur de coordination de la filière professionnelle.

Conformément à la législation en vigueur :

L’agent est soumis aux droits et obligations des fonctionnaires (Titre IV)

L’agent est tenu au devoir de réserve et au secret professionnel

L’agent ne doit pas consommer de produits illicites ni d’alcool sur les lieux et pendant les heures de travail

3.       AMPLITUDE HORAIRE – HORAIRES – CYCLE

  • Temps de travail : 100% avec repos fixes les week-ends et jours fériés
  • Cycle hebdomadaire : 38h20
  • Amplitude horaire : 8h00 – 18h00
  • Horaires : du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00, sauf impératif particulier
  • Disponibilité pour s’inscrire dans des actions ponctuelles en dehors du cadre de travail préfixé
  • Congés pris dans le respect de l’organisation du service et des règles institutionnelles

4.       AFFECTATION

Pôle : CENTRE Rive Gauche

Structure interne : 69Z51 – Service universitaire de Réhabilitation-CL3R

Unité : Insertion professionnelle et études

Unité fonctionnelle : 2323 

5.        CARACTERISTIQUES DU POLE CENTRE RIVE GAUCHE

Le pôle Centre rive gauche répond aux besoins et aux attentes de sa population (qui en a fait état en particulier lors des Etats généraux des personnes concernées par les troubles psychiques, dont la restitution a eu lieu début 2020 à l’hôtel de ville de Lyon), dans le cadre du projet du centre hospitalier Le Vinatier et des directives nationales. Son projet s’appuie sur trois fondements :

  • la possibilité offerte aux personnes concernées de co-construire leur projet de soin avec les professionnels de santé mentale, afin d’accompagner au mieux leur processus de rétablissement, la réussite de leurs projets propres et leur inclusion sociale ;
  • le respect de leur autodétermination ;
  • la priorité donnée aux prises en charge ambulatoires, avec réduction du recours à l’hospitalisation et à la contrainte.

La création d’un secteur polaire unique (69G36) a permis de décloisonner les pratiques et les organisations. Les besoins de soin concernant les nouvelles demandes de soins ou les patients en rupture de soin sont dorénavant évalués au Centre d’accueil, d’évaluation et d’orientation en santé mentale (CAdEO), qui constitue la principale entrée dans le dispositif polaire et permet que le délai d’accès aux soins devienne très court. Le CAdEO oriente chacun de ses usagers vers le dispositif le plus approprié à ses besoins dans le cadre d’une gradation des soins permettant que l’intensité de la prise en charge soit proportionnelle à celle des manifestations cliniques et au risque encouru.

Des équipes mobiles ont été créées par redéploiement, afin que des soins puissent être mis en œuvre au domicile des personnes, sous la forme d’alternatives à l’hospitalisation. L'hospitalisation fait l’objet d’une attention particulière en ce qui concerne la qualité des soins qui y sont déployés et les durées de séjour afin que l’hospitalisation ne soit qu’une étape du parcours qui soit la plus réduite possible. Enfin une filière de soins transversale pour les premiers épisodes psychotiques a été créée.

La décision médicale partagée avec le patient et les outils de soin centrés sur la personne, dont la réhabilitation psychosociale, sont au cœur des pratiques. Des pair-aidants contribuent à la diffusion des pratiques orientées rétablissement. Leur action favorise l’engagement des personnes accompagnées dans leurs soins et elle rend plus pertinente et plus efficace la psychoéducation.

Au total, ce nouveau modèle d’organisation du secteur psychiatrique est tourné vers la prévention, le développement de l’extrahospitalier et la prise en charge des personnes dans leur contexte de vie – c’est-à-dire dans la communauté. Son inscription dans une approche centrée sur ses usagers soutient l’espoir et la modernité des pratiques. Présence sur le territoire de plusieurs CHRS, ADOMA. ARALIS, foyer d’urgence et service de domiciliation dans la même rue que le CMP.

Principes du projet destinés à répondre aux souhaits de la population et aux principales recommandations de bonnes pratiques

  • Lisibilité du dispositif et premier entretien médical à courte échéance, favorisant l’accès aux soins ;
  • Gradation des soins priorisant les prises en charge extrahospitalières, afin de limiter les institutionnalisations ;
  • Décloisonnement, favorisant la fluidité des parcours ;
  • Intensification du travail avec les partenaires (aidants familiaux, médecins généralistes, psychiatres libéraux, structures sociales et médico-sociales, etc.).

Principes généraux d’organisation

  • Secteur polaire unique (69G36) ;
  • Gradation des soins : priorité aux suivis sur le CMP-CATTP (69G36A), recours aux équipes mobiles et HDJ (69G36M) lorsque les troubles sont plus intenses ou à une hospitalisation (69G36H) lorsqu’il existe une dangerosité pour soi ou autrui ;
  • Recours au traitement intensif flexible dans la communauté (FACT), mis en œuvre par les équipes mobiles et permettant :

o   la prise en charge des patients évalués au CADEO et à UPRM,

o   une évaluation des situations sur place,

o   une alternative à l’hospitalisation ou intervention en sortie d’hospitalisation pour des patients peu ou mal stabilisés,

o   le suivi au long cours des patients incapables de se rendre en consultation ;

  • Développement d’une filière de soins transversale pour les premiers épisodes psychotiques.

Nature des soins : réhabilitation psychosociale – soutien du rétablissement – pair-aidance

  • Déploiement de l’approche orientée rétablissement et des outils de soin de la réhabilitation psychosociale sur tout le pôle ;
  • Pair-aidance : recrutement de pairs-aidants au sein des équipes mobiles et de l’unité de soutien des aidants ; recours à la plateforme ESPAIRS pour les actions de psychoéducation dispensées par les autres unités du pôle.

 Recherche et formation

  • Enseignement dispensé par les professionnels du pôle sur les pratiques orientées vers le rétablissement et les outils de soin de la réhabilitation psychosociale, dans la cadre du projet d’établissement et du cahier des charges ARS du centre référent labellisé SUR-CL3R ;
  • Enseignement sur les approches communautaires reçu par les professionnels du pôle, dans le cadre de la nouvelle organisation ;
  • Poursuite et amplification de la recherche consacrée aux pratiques orientées vers le rétablissement et à la réhabilitation psychosociale (recherche quantitative – études selon les méthodes de la psychologie expérimentale et des neurosciences cognitives de l’impact de ces soins sur les processus cognitifs, essais randomisés contrôlées et cohorte de réhabilitation psychosociale REHABase – et qualitative selon les méthodes des sciences humaines et sociales).

Le secteur 69G36 du pôle Centre rive gauche couvre le secteur géographique des 3ème, 6ème et 8ème arrondissements de LYON. Il est au service d’une population de plus de 16 ans de 195 940 habitants et comprend l’arrondissement de Lyon le plus peuplé. Il exerce aussi une mission de recours dans le domaine de la réhabilitation psychosociale pour le territoire comprenant la métropole de Lyon, le département du Rhône et celui de l’Ain. Ses structures sont situées dans le 3ème arrondissement (dans le quartier Villette), dans le 8ème arrondissement (quartier Mermoz-Pinel et Bachut) et sur le site du centre hospitalier Le Vinatier (bâtiments 417 et 517).

Le pôle est composé de 5 structures internes, dont 4 services :

Ø Des structures de secteur desservant toutes les 3ème, 6ème, et 8ème arrondissements :

·         Centre d’accueil, d’évaluation et d’orientation (CAdEO) 69G36C : porte d’entrée du pôle, situé dans le 3ème arrondissement ; évaluation du besoin de soins en 1 à 3 entretiens au maximum avec consultation médicale systématique ; évaluation diagnostique et psychométrique ; orientation des personnes qui en relèvent vers les services du pôle.

·         Service 69G36A : Ce service est constitué de 3 unités fonctionnelles accueillant les patients suivis en ambulatoire :

§  Un centre médico-psychologique avec deux implantations, respectivement dans les 3ème et 8ème arrondissements ;

§  Un centre d’activités thérapeutiques situé dans le 3ème arrondissement 

§  Une unité de soutien des aidants située dans le 3ème arrondissement.

·         Service 69G36M : Ce service comprend 3 unités fonctionnelles accueillant les patients du pôle :

§  deux équipes mobiles assurant la continuité des prises en charges et offrant une alternative à l’hospitalisation, intervenant sur l’ensemble du territoire du secteur 69G36, avec des points d’implantation sur chacun des sites extrahospitaliers ;

§  un hôpital de jour situé dans le 8ème arrondissement.

·         Service 69G36H : Ce secteur regroupe toutes les unités d’hospitalisation du pôle.

§  Trois unités d’hospitalisation complète de 24 lits chacune

§  Une unité de réadaptation psychosociale (URPS) de 15 lits

 

Ø Un service de recours à vocation régionale :

Le Service Universitaire de Réhabilitation 69Z51 – Centre référent de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive comprend les unités :

  • bilan
  • jeunes adultes (dont fait partie PEPS)
  • soins complexes
  • emploi
  • Activités physiques adaptées

6.       CARACTERISTIQUES DU LIEU D’EXERCICE

Labellisé Centre référent par l’ARS en 2013, le service universitaire de réhabilitation a pour vocation de promouvoir la réinsertion sociale et professionnelle des personnes souffrant d’un handicap psychique. Il est impliqué dans l’évaluation et le soin des patients souffrant de troubles mentaux chroniques, dans la recherche thérapeutique (développement de nouveaux outils thérapeutiques et d’évaluation) et dans l’enseignement et la formation (enseignement de la psychiatrie et, en particulier, de la thérapeutique psychiatrique à travers le champ de la réhabilitation psycho-sociale).

Il répond ainsi aux recommandations de l’OMS qui envisage la réhabilitation comme un moyen d’accompagnement de la maladie qui vise à permettre aux patients :

  • de réduire les symptômes de la maladie et les effets contraires des traitements
  • d’améliorer leurs compétences sociales (capacité à interagir avec autrui de manière adéquate)
  • de réduire la stigmatisation et de la discrimination
  • de soutenir leurs familles
  • de renforcer leur pouvoir en tant qu’usagers.

 Ligne jeunes adultes (PEPS) :

La mission du service PEPS consiste en la prise en charge coordonnée des patients présentant un premier épisode de psychose de moins de 35 ans, n’ayant encore aucune prise en charge (ou pas de prise en charge de plus de 6 mois). Le service s’articule autour d’une fonction pivot, celle du coordonnateur de parcours (ou case-manager). L’intervention du coordonnateur de parcours est flexible, mobile, adaptée aux besoins de la personne. Plus largement, l’action soignante de l’équipe PEPS est ancrée dans la théorie du rétablissement, en évitant si possible l’hospitalisation. L’attitude soignante proche des jeunes, promouvant l’espoir et la déstigmatisation. Il s’agit d’un dispositif sanitaire facilitant l’accès à des actions de psychoéducation, de psychothérapie, de remédiation cognitive, à un plan de soins pharmacologiques ajusté selon les données probantes, des interventions familiales, etc… Ce dispositif travaille avec des partenaires du champ sanitaire, social et médico-social pour offrir au patient un plan de soins et de réhabilitation psycho-sociale adapté à chaque phase de la prise en charge.

7.       DEFINITION GENERALE DE LA FONCTION

Le chargé d’insertion du Service Universitaire de Réhabilitation a pour mission d’accompagner des personnes fragilisées par la maladie mentale dans l'élaboration d'un parcours individualisé favorisant leur insertion professionnelle.

Le chargé d’insertion est en interaction directe avec les personnes accueillies. Il collabore avec les acteurs internes du service pour affiner son diagnostic et sa connaissance des ressources mobilisables en matière d’insertion.

Le modèle IPS est la méthode utilisée pour accompagner les patients dans leur projet d’insertion professionnelle en lien avec les différents partenaires et les soins de réhabilitation dispensés au sein du service.

Ses activités d’accompagnement sont coordonnées au sein du dispositif par l’ingénieur de coordination filière professionnelle.

8.       ACTIVITES PRINCIPALES

  • Elaborer un projet d'accompagnement personnalisé et partagé : co-construction d’une démarche adaptée aux besoins, à la situation de la personne et à son niveau d'engagement dans les projets proposés
  • Validation du projet dans le cadre des réunions de pilotage de la coordination de la filière professionnelle
  • Proposer un coaching individualisé aux personnes et un accompagnement spécifique aux entreprises et/ou partenaires
  • Travailler en lien avec les entreprises et le milieu associatif ; conduire la recherche d’emploi et développer les coopérations avec les entreprises (prospection ; entretien du réseau ; interface entre le demandeur d’emploi et l’employeur pour augmenter les chances de recrutement)
  • Favoriser la réalisation des projets et d’étapes de parcours d’insertion professionnelle 
  • Valider le projet d’insertion 
  • Mettre en place et assurer le suivi des stages en entreprise
  • Rédiger les bilans liés aux diverses conventions signées avec les partenaires financiers
  • Développer des partenariats avec le monde professionnel ordinaire et protégé
  • Travailler en réseau
  • Accompagner les personnes dans la rédaction des courriers de demandes d’emploi ou de stage, aider à la rédaction d’un CV, préparer les entretiens
  • Accompagner la sortie du dispositif
  • Assurer un suivi post-insertion
  • S’inscrire dans une démarche de recherche clinique à l’aide notamment de la cohorte Réhabase et des différentes échelles associées.

9.       ACTIVITES SPECIFIQUES

  • Maintenir et alimenter un réseau de partenaires locaux (entreprises, associations…).
  • Garantir le lien entre les équipes médicales référentes et les partenaires acteurs dans le projet d’insertion.
  • Participer à des projets de recherche clinique en lien avec l’insertion professionnelle.
  • Informer et communiquer sur les différentes actions liées à l’insertion professionnelle.
  • Utiliser les outils formalisés d’accompagnement à l’emploi, en particulier les échelles du modèle IPS.

10.   COMPETENCES ET QUALITES REQUISES

Globalement

  • Montrer un intérêt certain pour la réhabilitation psychosociale, le cas échéant, la découvrir et s’inscrire dans cette dimension du soin
  • Se placer dans la logique du principe de rétablissement pour l’ensemble des patients, indépendamment du diagnostic posé
  • Connaître le champ du handicap psychique
  • Soutenir, conseiller et orienter les usagers de manière adaptée dans une distance relationnelle individualisée et adaptée
  • Instaurer une relation d'écoute, de confiance et de respect mutuel
  • Se situer, s'inscrire et travailler dans un collectif de travail
  • Se situer dans une dynamique constructive et créative
  • Savoir - et apprécier- se situer dans une dynamique de projet
  • Se situer dans une démarche continuelle de formation
  • Régulièrement, observer une veille sur l'environnement professionnel : législation, événements locaux, partenaires, dispositifs en matière d’insertion 

D’un point de vue pratique

  • Mobiliser des capacités décisionnelles dans son champ de compétences
  • Mobiliser des capacités d’organisation et de planification dans le travail
  • Mobiliser des capacités d’adaptabilité, de sens des réalités et des responsabilités
  • Faire preuve de méthodologie et de rigueur dans le travail
  • Savoir travailler en autonomie et en lien avec l’équipe pluridisciplinaire et les partenaires du champ sanitaire et médico-social
  • Avoir l’esprit d’initiative
  • Savoir rédiger des synthèses et des bilans
  • Connaître bien le territoire sur lequel il intervient, ainsi que le fonctionnement des institutions
  • Connaître les méthodes et outils de l’orientation et de l’insertion professionnelle
  • Maîtriser les techniques de l’entretien individuel
  • Maîtriser l’outil informatique  

NB : La compétence clé pour exercer la fonction de chargé d’insertion réside dans la faculté d’évoluer simultanément et aisément avec le monde de l’entreprise et de l'emploi, et le champ du handicap.

10.1.         Diplôme ou certification souhaitée

  • Educateur spécialisé ou conseiller en insertion professionnelle
  • Permis B obligatoire
  • Une formation à la méthode IPS sera valorisée

10.2.         Expérience professionnelle

  • Expérience des soins en psychiatrie, des publics en grande difficulté et des personnes fragilisées par la maladie mentale.
  • Expérience dans le recrutement / le coaching

10.3.         Connaissances spécifiques attendues

  • Des pathologies et de la clinique psychiatrique
  • De la réhabilitation psychosociale  
  • De la démarche d’évaluation qualitative et quantitative
  • De la déontologie et règles professionnelles

 

Dans le cadre de sa politique handicap, le Centre Hospitalier LE VINATIER est ouvert à toute candidature de professionnel porteur de handicap.

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