Supporter le travail ?

Le programme sera prochainement disponible ici

Argumentaire

Cette journée d’étude réunira professionnels, chercheurs et étudiants sur la thématique du travail, avec pour objectif principal de s’interroger sur les manières de venir en soutien aux intervenants, voir le caractère possiblement insupportable du travail aujourd’hui. Le monde du travail a rapidement évolué ces dernières années et questionne les conséquences sur les organisations, sur les professionnels mais aussi sur leur subjectivité et leur santé mentale (stress et risques psychosociaux) notamment pour les professionnels de la relation à autrui. La matinée sera l’occasion de documenter ces évolutions et discuter des modalités pour « faire face ». Des intervenants sociaux et en santé sont généralement critiques des procédures managériales lorsque celles-ci s’opposent aux missions qui constituent le cœur de leur métier (accompagnement, clinique). Comment alors composer avec ces évolutions qui paraissent s’imposer de manière inéluctable ? Quelles sont les adversités et les solidarités possibles ?

L’après-midi rendra compte d’une recherche et d’un séminaire qui réunissait chercheurs et praticiens de dispositifs de soutien aux professionnels, tels que les groupes d’analyse de la pratique. Historiquement, surtout dans le champ de la relation à autrui, l’analyse de la pratique ou la supervision ont représenté un élément incontournable du paysage médico-psycho-social. Leur filiation, plus ou moins directe, avec la psychanalyse et sa théorie centrée sur le sujet, mais aussi avec d’autres courants, dessinait un contour relativement peu discuté de leur visée, de leur cadre, de leurs limites, dans une époque encore marquée par une certaine consistance institutionnelle (notion de programme institutionnel). L’émergence de nouvelles problématiques plus étroitement intriquées aux effets d'une crise sociétale durable a probablement fait bouger les lignes et les limites de ces dispositifs, et conduit les praticiens à « bricoler » des dispositifs de réflexivité sur mesure, en fonction des attentes mais aussi des limites pratiques imposées par ces nouvelles problématiques. Assiste-t-on alors à une forme de babélisation de ces dispositifs à mesure que s’opère un mouvement de distanciation plus ou moins explicite avec le cadre historique de référence issu de la psychanalyse ? Nous pouvons également interroger les nouvelles potentialités de ces espaces de parole et d’écoute à l’aune de la désinstitutionalisation et à l’ère de l’hégémonie comptable. Devant l’effondrement des garants méta-sociaux propres aux pratiques psycho-sociales, l’analyse des pratiques se verrait-elle investie de nouvelles vertus, quand bien même elle y résisterait ? Il y aurait lieu alors de s’interroger sur la fonction politique de ces dispositifs sur fond de désengagement de la figure de l’État-providence.

Informations pratiques  

Le mercredi 16 mai 2018, à l'Université Lyon II Lumière (Quai Claude Bernard, Lyon 7ème).

Programme à venir

 

 

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